Le Togo amorce une nouvelle étape de son organisation stratégique avec le lancement des concertations nationales consacrées à l’élaboration de la future feuille de route gouvernementale 2026-2031. Réunis à Lomé, représentants des institutions publiques, partenaires au développement, acteurs économiques et organisations de la société civile ont été appelés à contribuer à la définition des grandes priorités qui guideront l’action publique durant les prochaines années.

Les travaux ont été conduits par Dr Sandra Ablamba Johnson, ministre, Secrétaire générale de la Présidence du Conseil, représentant le Président du Conseil Faure Essozimna Gnassingbé. À travers cette initiative, les autorités togolaises entendent adapter les politiques nationales aux nouveaux défis tout en consolidant les réformes engagées ces dernières années dans plusieurs secteurs stratégiques.

Dans un contexte régional marqué par les tensions sécuritaires, les pressions économiques et les mutations sociales, le gouvernement veut construire un cadre stratégique capable d’allier stabilité, croissance et inclusion. Trois grandes orientations structurent les réflexions engagées : la protection des populations et du territoire, le renforcement de la cohésion nationale ainsi que l’accélération de la transformation économique et sociale du pays.
Les échanges portent notamment sur la sécurité, l’emploi des jeunes, l’industrialisation, la compétitivité économique, les infrastructures, la gouvernance publique, la protection sociale et la modernisation des services essentiels. Les autorités souhaitent également renforcer l’implication des différents acteurs nationaux dans la définition des politiques publiques afin de bâtir une approche davantage concertée du développement.
Les partenaires techniques et financiers ont ainsi été invités à partager leurs analyses sur les priorités du pays tandis que les représentants du secteur privé ont mis l’accent sur les enjeux liés à l’investissement, à l’amélioration du climat des affaires et à la création d’emplois durables.

Cette future feuille de route devra succéder au précédent programme gouvernemental arrivé à échéance à la fin de l’année 2025. Pour l’exécutif, il s’agit désormais de définir un nouveau cap capable de répondre aux attentes sociales tout en soutenant la résilience économique du pays face aux incertitudes internationales.
Au-delà des objectifs économiques, les consultations ouvertes à Lomé traduisent aussi la volonté des autorités de bâtir une action publique davantage tournée vers l’anticipation, les résultats concrets et la mobilisation collective autour des ambitions nationales. Le gouvernement veut ainsi poser les bases d’une nouvelle phase de transformation destinée à consolider la place du Togo comme pôle de stabilité et de développement dans la sous-région ouest-africaine.











