CEET : Ilagou AYÉVA explique les délestages au Togo
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Face aux délestages récurrents au Togo, Ilagou AYÉVA, directeur général de la CEET, s’est exprimé sur la Télévision togolaise (TVT). Il explique les causes de la crise énergétique, détaille les mesures prises et annonce une amélioration attendue après la maintenance du gazoduc, prévue pour fin octobre.
Les délestages électriques qui perturbent le quotidien des Togolais suscitent de nombreuses interrogations. Face aux inquiétudes, Ilagou AYÉVA, directeur général de la Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET), apporte des éclaircissements. Lors d'un entretien télévisé, il a expliqué les causes de cette crise et les dispositions prises pour atténuer ses conséquences.
Selon Ilagou AYÉVA, les perturbations actuelles résultent essentiellement de la maintenance préventive du gazoduc alimentant les centrales électriques. Il souligne le caractère conjoncturel de cette situation, tout en reconnaissant les difficultés rencontrées par les consommateurs.
Une maintenance du gazoduc retardée par plusieurs contraintes
Les autorités togolaises souhaitaient initialement que les travaux de maintenance se déroulent entre juin et juillet. Cette période devait permettre de limiter les désagréments grâce à des températures relativement plus clémentes.
Cependant, les prestataires chargés des opérations n'ont pas pu réunir les conditions matérielles nécessaires. Ilagou AYÉVA attribue notamment ces difficultés aux contraintes liées au contexte international.
Ces obstacles ont entraîné plusieurs reports du calendrier de maintenance, régulièrement annoncés dans les communiqués de la CEET. Les travaux interviennent finalement pendant une période de forte chaleur, aggravant les difficultés d'approvisionnement électrique.
Le directeur général écarte également l'hypothèse d'une dette de la CEET comme origine des délestages. Il compare cette maintenance à une vidange périodique indispensable au fonctionnement normal d'un véhicule.
Selon ses explications, les centrales concernées auraient normalement dû être arrêtées pendant cette opération. Toutefois, les autorités ont privilégié leur maintien en activité pour réduire les conséquences sur la population.
Des combustibles plus coûteux pour limiter les coupures
Pour maintenir une partie de la production électrique, les centrales fonctionnent temporairement avec des combustibles liquides. Cette solution, décidée sur instruction des autorités, présente néanmoins des contraintes techniques et financières importantes.
Ilagou AYÉVA précise que ces combustibles sont plus coûteux et moins efficaces que le gaz habituellement utilisé. Leur utilisation permet cependant de maintenir la production et d'éviter une interruption généralisée de l'alimentation électrique.
La CEET poursuit ainsi ses efforts pour réduire les désagréments subis par les ménages et les entreprises. Le directeur général reconnaît néanmoins les limites de ce dispositif face aux difficultés actuelles.
Concernant l'absence d'un calendrier précis des délestages, Ilagou AYÉVA exprime les regrets de la compagnie. Il explique cette situation par le caractère sous-régional de la crise énergétique.
Selon lui, les conditions d'approvisionnement évoluent d'heure en heure, rendant difficile toute programmation fiable des interruptions. La CEET doit donc adapter continuellement ses interventions pour limiter les pénuries.
Cette instabilité empêche notamment la compagnie d'annoncer avec précision les heures et les zones concernées par les coupures. Le responsable assure néanmoins que les équipes restent mobilisées pour réduire les perturbations.
Une fin des perturbations espérée avant fin octobre
Sur la durée de cette crise, Ilagou AYÉVA affiche son optimisme. Selon le calendrier communiqué, les travaux de maintenance du gazoduc devraient s'achever avant la fin du mois d'octobre.
Le directeur général précise que les autorités ont demandé un suivi particulier de l'avancement des opérations. Un dispositif spécifique a donc été mis en place pour surveiller leur déroulement et le respect du calendrier.
Cette surveillance doit permettre d'accompagner la réalisation des travaux et de préparer le retour à un approvisionnement plus régulier. Toutefois, l'amélioration annoncée reste conditionnée à l'achèvement effectif des opérations de maintenance.
Ilagou AYÉVA tient également à rassurer les consommateurs sur l'engagement de la compagnie. Il affirme que la CEET demeure mobilisée pour répondre aux attentes des populations et accompagner les objectifs nationaux de développement.
Les explications du directeur général permettent ainsi de mieux comprendre les causes des délestages actuels. Les consommateurs attendent désormais la fin de la maintenance et une amélioration durable de la fourniture d'électricité.
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